Peuple - ethnie Bura

Pays : Nigéria / Burkina Faso - Région ou ville : Nigeria

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Mis au jour à  partir de 1983 par une fouille scientifique menée par l'Institut de recherches en sciences humaines (I.R.S.H.) du Niger, les objets dits de Bura sont constitués de grandes jarres funéraires, tubulaires ou ovoïdes, surmontées de tètes, personnages ou mème cavaliers en terre cuite. Provenant de cette région sont aussi commercialisées des sculptures en pierre, dont seuls quelques rares exemplaires ont été trouvées lors des fouilles officielles. Les tètes de ces figurines sont généralement plates, de forme rectangulaire ou oblongues. Un grand nombre d'entre elles a été représenté avec des scarifications et les bustes portent fréquemment en bandoulière des sortes de baudriers entrecroisés d'enfilage de perles, supportant des carquois et des armes. Des bracelets ont été ajoutés sur les bras. Les jarres sur lesquelles ces statuettes étaient fixées sont décorées d'incisions. Certaines poteries forment le corps mème du personnage avec la représentation des membres supérieurs en haut-relief. Les pièces en métal cuivreux, faisant partie du mème ensemble, sont essentiellement constituées de parures (bracelets) et de pointes de flèches à  talon recourbé. Le caractère rigoureux des méthodes de fouille, aussi bien en surface qu'en stratigraphie, a permis de réunir toutes les informations relatives aux inhumations que l'on trouve sur les sites du système de Bura du IIe au XIe siècles. Cela permet également de comprendre les fonctions particulières de chaque site et ainsi de déterminer le rôle des statues retrouvées. Mais, depuis que l'existence de ces cultures anciennes a été rendue publique, notamment dans les pays occidentaux, le pillage s'est développé à  grande échelle. Des quantités énormes de sculptures ont été exportées illégalement notamment par le biais de pays voisins, et par l'intermédiaire d'un réseau organisé. Sur le marché occidental, elles sont parfois " identifiées " comme provenant du Mali ou du Burkina Faso. Les archéologues sont très alarmés car tous les sites de la région sont systématiquement visités et les informations qu'ils renfermaient sont du mème coup détruites. Sources Icom Museum Redlist