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Né le 16 août 1942 à Rouen, Jacques Kerchache a vécu par et pour la passion des arts premiers jusqu’à sa disparition le 8 août 2001 à Cancun, au Mexique.

Autodidacte au pays des diplômes, marchand d’art, collectionneur, commissaire d’exposition, conseiller artistique, voyageur au long cours,  le bouillant Jacques Kerchache bouscule son monde. Il plaît ou déplaît mais ne laisse jamais indifférent. Les universitaires ne regardent pas toujours d’un bon œil sa défense des arts dits premiers jugée trop intéressée.

Jacques Kerchache

Entre 1959 et 1980, il effectue de nombreux voyages d’études en Afrique, en Asie, en Amérique, en Océanie, à l’occasion desquels il dresse un inventaire critique des grandes collections de sculptures.

En 1960, il ouvre à Paris sa première galerie rue des Beaux-Arts puis il s’installera rue de Seine jusqu’en 1981. Il expose aussi bien des artistes contemporains (Malaval, Pol Bury, Sam Szafran…) que de l’art « primitif » : Art Primitif-Amérique du Nord (1965), Fleuve Sépik –Nouvelle-Guinée (1967), Les Lobi (1974)…

Durant cette période, il rencontre Max-Pol Fouchet et André Breton qui exercent sur lui une influence considérable.

En 1978, il est nommé conseiller technique auprès du Président Senghor pour le projet du Musée des Civilisations noires de Dakar.

Spécialiste des arts d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques, il participe à diverses expositions importantes à travers le monde, en tant que commissaire ou consultant.

Il a notamment conçu et organisé Sculpture africaine en hommage à André Malraux à la villa Médicis en 1986,l’Art des Sculpteurs Taïno, en 1994 au Petit Palais, à la demande de Jacques Chirac et Picasso/Afrique : Etat d’esprit au centre Georges Pompidou en 1995. Il fut par ailleurs expert et consultant de l’exposition du musée d’art moderne de New York, Le Primitisme dans l’art du XXe siècle en 1984, ainsi qu’à Londres lors de l’exposition : Afrique, l’art d’un continent, en 1995.

Il est l’auteur de nombreux articles sur la sculpture, mais aussi sur des artistes modernes et contemporains. Il est notamment le maître d’œuvre d’un ouvrage de référence : L’Art Africain, publié chez Citadelles & Mazenod (1988) avec Jean-Louis Paudrat. Cet ouvrage épuisé vient d’être réédité dans une version réactualisée.

En 1990, il lance un manifeste intitulé : « Les chefs-d’œuvre du monde entier naissent libres et égaux », afin qu’une huitième section au musée du Louvre, consacrée aux arts d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques, soit créée. Il obtient près de 150 signatures en faveur du projet.

En 1996, il est nommé par le Président de la République, Jacques Chirac, à la Commission de Préfiguration de l’établissement public pour le futur musée du quai Branly.

Dès 1997, il assure la sélection puis la muséographie de 120 chefs-d’œuvre d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques, qui seront exposés au Pavillon des Sessions, du musée du Louvre à partir d’avril 2000. Les arts premiers ont enfin un lieu emblématique qui leur est dédié, en attendant l’ouverture du musée du quai Branly en juin 2006. 

Quelques livres

  • Les chefs d'œuvre du monde entier naissent libres et égaux, éd. Adam Biro, 1990 
  • L'Art africain, éditions Citadelles - Mazenod, 1988 (nouvelle édition revue et augmentée en 2008) 
  • Nature démiurge - insectes, Actes Sud, 2000, (Fondation Cartier pour l'art contemporain), texte d'Ettore Sottsass et photographies de Patrick Gries. Livre édité après l'exposition Être nature; exposition qui est présentée à la Fondation Cartier pour l'art contemporain à Paris en 1998.

       

      Sur le rôle de Jacques Kerchache dans la création du musée du quai Branly :

  • Jacques Kerchache, Portraits croisés, collectif, Gallimard - musée du Quai Branly, 2003
  • Bernard Dupaigne, Le scandale des arts premiers. La véritable histoire du musée du quai Branly, Paris, Mille et une nuits, juin 2006.