Mami Wata : son nom est une adaptation de l'anglais mommy water : c'est la déesse-mère des eaux, figure mythique et très populaire du culte Vaudou (religion officielle au Bénin).
Crainte des pêcheurs, cette déesse symbolise aussi bien la mer nourricière que l'océan destructeur.
L'origine du serpent serait le fait d'une reproduction couleur venue d'Allemagne, "le charmeur de serpent" du peintre hambourgeois Arnold Schlesinger, selon le livre "Vaudou" de Gert Chesi. Il n'est pas un temple dédié à Mami Wata où ne figure ce thème.
Mami Wata est avant tout une divinité éwé, dont le culte est très présent sur la côte atlantique du Togo (mais aussi au Nigeria, au Cameroun, au Congo) où elle symbolise la puissance suprême.
Mais l'esprit de Mami Wata semble être également lié à d'autres esprits de l'eau plus anciens, comme le "ndi mmili" des Igbo.
Mami Wata est souvent représentée en peinture où elle figure sous les traits d'une sirène ou d'une belle jeune femme brandissant des serpents. Ses couleurs sont le rouge et le blanc, couleurs reprises par la plupart de ses adeptes.
Mami Wata peut donner la richesse à ses adeptes, ses "filles", ou aux conjoints de celles-ci, mais elle n'est pas réputée apporter la fertilité.
Selon la croyance Vaudou, celui qui trouvera l'un de ses cheveux sur la plage aura la richesse à condition de lui rester fidèle. Mais attention ! Mami Wata peut aussi avoir une face plus sombre, en tenant en esclavage sexuel l'homme qu'elle enrichit, en échange d'un membre de sa famille ou du don de son membre viril. En cas d'infidélité, le malheureux est puni de mort.
De nos jours, des offrandes très contemporaines sont faites à Mami Wata : parfums, lunettes de soleil, coca-cola et, de manière générale, tout ce qui est importé en Afrique.

Représentation vaudou de Mami Wata.
Bois dur polycrome.