Le cheveu a toujours constitué un élément central dans l’esthétique africaine, il est considéré comme une parure en soi, au même titre qu’un bijou ou une étoffe. La coiffure est autant un élément artistique qu’identitaire. De fait les peignes, épingles, perles sont autant d'objets de valeurs attachés à ce rituel.
Signe de reconnaissance ethnique, il identifie les tranches d’âge, entre les jeunes filles et les femmes.
Au Mali par exemple, la coiffure a d’abord été un élément d’identification culturelle et sociale. Dans certaines communautés comme chez les peuhls, c’était aux esclaves et aux gens de castes uniquement que revenait la tâche de tresser les femmes nobles.
Chaque type de coiffure avait une signification. Le modèle de coiffure permettait d’identifier une nouvelle mariée, une veuve, une femme à marier, son statut social et par extension celui de son mari.
L'amour, la déception, le déshonneur, le deuil pouvaient également s'exprimer par la coiffure.

Beau pique-cheveux en bronze.