Le bouclier a longtemps été l'arme défensive la plus répandue et la plus utilisée au monde.
Arme "parapluie" permettant de se protéger des flèches ou autres projectiles, ses fonctions ne s'arrêtaient pas là.
Ce pouvait aussi être une arme "offensive" pour tromper l'ennemi en l'effrayant à l'aide de surfaces particulières telles que des fourrures, pointes, peintures, signes magico-religieux, ou pour permettre de faire du bruit, tout comme nos CRS qui tapent de la matraque sur leurs coques plastiques.
Il y a aussi le bouclier de parade, qui "signe" le rang de son propriétaire.
Enfin, le savoir-faire de certaines tribus peut en faire une monnaie d'échange et une source de richesse non négligeable pour l'économie du clan.
Les boucliers en vannerie sont très répandus dans toute l'Afrique Centrale. Mais il semble que ce savoir-faire soit aujourd'hui tombé dans l'oubli. Déjà en 1928 le révérend père Capucin Baseil Tanghe écrivait : " Il existait jadis un métier aujourd'hui disparu, à savoir le tressage de boucliers. Les fusils ont reléguè les boucliers dans l'oubli et les tresseurs y ont perdu leur art".
Les matériaux les plus utilisés pour le tressage sont les rachis de feuilles de palmier, feuilles de pandanus, papyrus, roseaux, lianes, graminées... Extrait de "Guba 1" de Jan Elsen page 39 et 40.

Très beau bouclier en vannerie, bien régulier petit manque en bas. 144 cm x 46 cm.